Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Congrès extraordinaire contesté, organes dirigeants en fin de mandat, interprétations divergentes des textes : l’UNJCI traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. Au cœur du bras de fer, une question centrale, le respect strict des statuts et du règlement intérieur. Pour éviter l’implosion, un retour sans compromis à la légalité s’impose.

Quand les mots ont été épuisés et que les camps se sont figés, il reste une vérité brutale : l’UNJCI est en crise. Une crise profonde, née non d’un vide juridique, mais d’une bataille d’interprétations autour de textes pourtant clairs.
Les statuts et le règlement intérieur ne sont pas décoratifs. Ils structurent l’Union. L’article 5 du règlement intérieur encadre précisément les conditions de convocation d’un congrès extraordinaire. Or, le mercredi 25 février 2026, un congrès dit “extraordinaire” a été tenu sur convocation du Conseil d’administration, alors même que la démission en bloc du Conseil exécutif – condition préalable invoquée – n’a jamais été formellement constatée. Le vice est sérieux. La légitimité de l’acte l’est tout autant.
L’UNJCI est aujourd’hui au chevet d’elle-même, fragilisée par ses contradictions internes et par une lecture opportuniste de ses propres règles. La cohésion ne se décrète pas. Elle se construit sur le respect strict des textes.
Pour sortir de l’impasse, des décisions fortes s’imposent :
Reconnaître officiellement que l’Union traverse une crise grave.
Déclarer nul et de nul effet le congrès extraordinaire du 25 février 2026, convoqué par une instance dont la compétence est contestée au regard des textes.
Constater la fin de mandat des organes dirigeants issus du 11ᵉ congrès ordinaire — Conseil d’administration et Conseil exécutif — afin de clore juridiquement un cycle devenu source de tension.
Reconnaître le Conseil des Sages comme seul organe institutionnel encore debout dans la tempête.
Lui confier pleinement la gestion de la crise, avec un mandat clair et limité : restaurer la légalité et organiser la transition.
Retirer les procédures engagées devant les juridictions, pour privilégier un règlement interne conforme à l’esprit associatif.
Saisir la commission paritaire (CIJP) pour trancher le cas du candidat Frank Etien, dont la situation alimente les controverses.
Réexaminer l’ensemble des dossiers de candidature sous l’autorité du Conseil des Sages.
Publier une liste électorale mise à jour et incontestable.
Convoquer, enfin, le 12ᵉ congrès dans des conditions transparentes et juridiquement irréprochables.
La crise de l’UNJCI n’est pas seulement institutionnelle. Elle est morale. Elle pose une question simple : l’Union est-elle prête à se sauver elle-même en respectant ses propres règles ?
Le pardon peut apaiser les cœurs. Mais seule la rigueur juridique restaurera la crédibilité. Sans cela, chaque décision deviendra un précédent dangereux, et chaque interprétation une arme politique.
L’heure n’est plus aux postures. Elle est au retour à la légalité.

Fanan Konaté

DP Le Pardon Hebdo

Publicité
Tag(s) : #EDITORIAL
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :