Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

À l’orée d’une nouvelle échéance électorale cruciale, la Côte d’Ivoire continue de vaciller entre promesses démocratiques et réalités politiques entachées de calculs, d’exclusions, et de désillusions populaires. Le pays, pourtant riche d’une jeunesse ambitieuse et d’un potentiel économique incontestable, peine encore à tourner la page des confrontations électorales sanglantes et des clivages identitaires savamment entretenus.

Le jeu politique ivoirien reste l’otage de figures tutélaires. Les visages changent à la marge, mais les dynamiques restent tristement familières : alliances de circonstance, discours de rupture sans contenu, et surtout, une absence criante de vision d’ensemble pour la nation. Chaque camp politique semble d’abord animé par la volonté de « barrer la route » à l’autre, au lieu de proposer une véritable alternative pour l’avenir.

Dans les coulisses du pouvoir, la gouvernance reste marquée par une centralisation excessive, des institutions encore perçues comme inféodées, et une opposition qui peine à incarner une alternative crédible, tiraillée entre divisions internes et répression étatique. Le dialogue politique, souvent convoqué, rarement sincère, ressemble davantage à une pièce de théâtre qu’à un véritable mécanisme de réconciliation.

Pourtant, les attentes des Ivoiriens sont claires. Ils aspirent à la sécurité, à la justice, à des emplois dignes, à des institutions fortes et impartiales. Ils veulent des dirigeants exemplaires, capables de se hisser au-dessus des querelles d’ego et des intérêts claniques. Ils veulent croire qu’un avenir est possible sans devoir fuir leur pays ou vendre leur conscience pour un billet de 5 000 francs.

Alors, 2025 sera-t-elle l’année du sursaut ou une répétition du passé ? Tout dépendra de la capacité des acteurs politiques à se renouveler, à écouter, et surtout à faire de la politique un instrument au service du peuple, et non un privilège de caste.

Plus que jamais, la Côte d’Ivoire a besoin d’un débat d’idées. Pas de slogans. D’un leadership éclairé. Pas de populisme. De justice et de vérité. Pas de vengeance politique.

Les urnes ne doivent plus être des détonateurs de crises. Elles doivent redevenir ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être : le miroir fidèle de la volonté du peuple.

Par King Foroto

Publicité
Editorial : Entre désillusion et espoir
Tag(s) : #EDITORIAL
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :