Malgré une opposition interne de plus en plus audible, Tidjane Thiam a été confortablement élu à la tête du PDCI-RDA, suscitant des interrogations sur les coulisses de cette victoire.
Jean-Louis Billon, Valérie Yapo, N'Zi Kokora, et bien avant eux d'autres cadres du parti, ont contesté la légitimité de son ascension, évoquant des manœuvres politiques et des irrégularités.
Parmi les griefs les plus souvent avancés : la question de sa binationalité (ivoirienne, française et sénégalaise selon certains), ainsi que les conditions mêmes de son élection, jugée par certains comme entachée d’irrégularités voire d’une forme de "faux et usage de faux".
Derrière ce plébiscite aux allures de démonstration de force, certains y voient une stratégie visant à verrouiller toute contestation et à asseoir définitivement l’autorité de Thiam sur un parti en quête de renaissance. Mais ces méthodes ne risquent-elles pas, à terme, de fracturer davantage le PDCI-RDA, déjà fragilisé par les divisions internes ?
Pour consolider son ascendance sur le PDCI -RDA et rassurer de sa capacité à mieux gérer la côte d'ivoire que tous ses prédécesseurs, Tidiane Thiam continue ses invectives en international. La semaine dernière, on a vu les portes de l'Union européenne s'ouvrir grandement devant lui. En plus, il est attendu dans les prochains jours au parlement de l'ONU. Sur les traces d'Alassane Ouattara dans les années 1994 à 2000, Tidiane Thiam se positionne de plus en plus comme le digne successeur d'Alassane Ouattara.
Par Fana Konaté
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