Accusations graves, climat de tension et procédure judiciaire en cours. À Gagnoa, la colère gronde contre deux hauts gradés de la police nationale : les commissaires Diomandé Souleymane et Té Réné, respectivement ancien chef du commissariat du 1er arrondissement et commandant de la brigade anti-criminalité (BAC).
Au cœur du tumulte, Ouédraogo Tahare, planteur et résident de la localité, qui dénonce des abus répétés et des violations présumées de ses droits. Estimant avoir été lésé, il a pris la décision radicale de porter plainte contre ces officiers auprès du tribunal militaire d’Abidjan. Son combat judiciaire, loin d’être isolé, fait écho à de nombreux murmures de victimes présumées d’exactions similaires.
Des preuves tangibles viennent renforcer ses accusations : les plaintes ont été officiellement enregistrées sous les numéros RG N° 354/25 du 28 avril 2025 contre Diomandé Souleymane, actuellement en service à Lakota, et RG N° 245/25 du 19 mars 2025 contre Té Réné, en poste à Botro.
La question demeure : ces commissaires sont-ils coupables des faits reprochés ou victimes d’une cabale ? En attendant que la justice fasse son œuvre, la polémique enfle dans les rues de Gagnoa, où cette affaire alimente toutes les conversations.
Nous suivrons de près cette rocambolesque affaire qui, plus que jamais, interroge sur l’intégrité de certains représentants des forces de l’ordre.
Nesmon De Killer/Région du Gôh