Il rêve du fauteuil présidentiel, mais pour l’instant, Jean-Louis Billon semble jouer en deuxième division. À trois mois de la présidentielle d’octobre 2025, l’ancien ministre du Commerce et homme d’affaires peine à se hisser au rang des favoris. Et pour cause : entre division interne au PDCI, absence de réel ancrage populaire, et un électorat déjà polarisé, ses chances de succès apparaissent minces. Très minces.
PDCI : un parti fracturé, un candidat fragilisé
Billon n’est pas le choix officiel du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Le parti historique a adoubé Tidjane Thiam. Billon conteste, dénonce une convention biaisée et appelle à un nouveau processus. Résultat : la maison PDCI est divisée, affaiblie, et Jean-Louis Billon traîne l’étiquette de frondeur. En politique ivoirienne, l’éparpillement est souvent synonyme d’échec.
Face au mastodonte RHDP, un poids plume
Pendant que le RHDP s’organise autour d’Alassane Ouattara, dont le silence sur une éventuelle candidature vaut déjà stratégie, l’opposition se cherche. Dans ce chaos, Billon peine à imposer sa voix. Il parle de gouvernance, de rupture générationnelle, d’unité nationale. Mais son discours reste confiné aux salons politiques et aux plateaux télé. Sur le terrain, la réalité est tout autre : peu de relais, peu d’élus, peu de dynamique.
Une campagne de proximité… à faible écho
Depuis juin, il sillonne le pays. Objectif : exister, convaincre, séduire. Mais sans appareil solide, ni coalition visible, l’initiative ressemble plus à un baroud d’honneur qu’à une véritable conquête du pouvoir. Aucun sondage crédible ne le place dans les intentions de vote dominantes. Et pour l’instant, aucun électrochoc ne semble venir inverser la tendance.
Verdict
À moins d’un séisme politique, Jean-Louis Billon ne sera pas président en 2025. Son ambition est légitime. Son engagement est clair. Mais la politique, surtout en Côte d’Ivoire, ne récompense ni la sincérité ni la bonne volonté. Elle s’impose avec stratégie, unité et puissance de feu. Trois armes qu’il ne possède pas encore.
Pour être plus prosaïque, Jean-Louis Billon est candidat, mais pas encore présidentiable.
King Foroto
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